La méthode retenue par CQHE repose sur une approche de recherche-développement. Elle consiste à simuler et à optimiser des concepts de bâtiments dans une perspective à vingt ans par des équipes pluridisciplinaires composées d’architectes, de maîtres d’œuvre, de bureaux d’études thermiques et d’ingénierie, d’industriels, d’entreprises.
Les équipes ont développé des concepts de bâtiments visant la très haute performance énergétique dans un environnement urbain dense jusqu’en
phase Avant-projet détaillé. Parmi les vingt réponses, huit équipes ont été retenues et sept projets ont conduit à l’élaboration d’un concept de bâtiments collectifs à usage d’habitation.
Dans leur grande majorité, ils proposent une mixité d’usages et envisagent la possibilité d’effectuer des transferts d’énergie. Ils essaient d’intégrer
dans leur principe constructif une très haute performance énergétique et prévoient, tous, la production d’énergie à partir des ressources naturelles (solaire thermique, solaire photovoltaïque, éolien, etc.). Les projets correspondent à trois tours, un bâtiment en R+3 épais avec atrium (18 m), un bâtiment en brique de terre cuite ou crue en R+2, un bâtiment en R+5 d’une épaisseur classique (12 m) et deux méthodes d’investigation dont
une a conduit à un bâtiment en R+6 épais. Les grandes lignes suivies par le jury ont été : la conception bioclimatique, les projets qui présentaient une originalité forte (parcelle particulière, bâtiment épais), le contre-pied du
bioclimatique (façade vitrée nord), l’originalité architecturale (Tikopia), l’originalité des matériaux (terre cuite ou crue), la cohérence de la méthode.

